« C’est débile de dire ‘tu’ et ‘merci’ à une machine ! »
L’argument revient sans cesse : parler poliment à l’IA serait de l’anthropomorphisme naïf, une projection délirante sur un simple outil algorithmique.
Et si on voyait ça autrement ?
Développement professionnel des acteurs du changement
« C’est débile de dire ‘tu’ et ‘merci’ à une machine ! »
L’argument revient sans cesse : parler poliment à l’IA serait de l’anthropomorphisme naïf, une projection délirante sur un simple outil algorithmique.
Et si on voyait ça autrement ?
L’intelligence artificielle n’est plus un sujet de prospective : elle est présente dans nos outils, nos échanges, notre quotidien.
Mais au-delà de ses prouesses techniques, que peut apporter l’IA à la pratique humaine de l’accompagnement, et plus particulièrement au regard systémique porté sur l’entreprise ?
C’est ce qu’explore cet article…
Paul Watzlawick illustre la différence entre les types 1 et 2 de changement par l’image d’une locomotive à vapeur qu’on ne peut transformer pièce par pièce en locomotive électrique.
Appliquée aux personnes, cette métaphore s’avère discutable : c’est l’objet de cet article…
“Le plus difficile dans la démarche c’est de ne pas se précipiter sur la solution…”
— Un participant à une formation Design Thinking…
…et en l’entendant, je me suis dit c’est exactement ce que disent aussi les participant(e)s aux formations au Carré Magique Systémique® !
Ces deux démarches se rejoignent sur une posture fondamentale face à la complexité : explorons cela dans cet article
Face à un problème, notre premier réflexe consiste à chercher dans notre répertoire une solution immédiate, en lien direct. Mais le « problème » n’est peut-être qu’un symptôme…
C’est comme en médecine : face à un mal de tête, on peut donner de l’aspirine (solution directe), ou changer de grille d’analyse pour explorer les interconnexions du système corporel et découvrir un problème digestif qui nécessite un traitement très différent…comme éviter l’aspirine !
Le changement de niveau peut non seulement révéler une solution différente, mais parfois même montrer que la solution initialement envisagée était contre-productive.
Explorons cette histoire de niveaux…
Le Carré Magique Systémique® (CMS) n’est pas qu’un modèle d’exploration. C’est une boussole qui accompagne les professionnels dans trois temps essentiels de leur pratique : la formation, l’intervention et la supervision.
Imaginez la scène : vous êtes en comité de pilotage. Le projet est en retard.
Les tableaux de bord affichent des indicateurs mixant joyeusement du rouget et du vert, mais vous sentez bien que le problème est ailleurs. Dans les non-dits, les regards fuyants entre les participant(e)s, dans ce sentiment diffus que vous-même, par vos décisions passées, faites partie du problème et que cela se traduit par une boule dans votre ventre…
Comment agir avec lucidité quand les données ne disent pas tout et que vous êtes à la fois juge et partie ?
Cet article explore la compétence à développer pour conserver un pouvoir d’agir dans cette siituation quotidienne pour les leaders du changement.
Dans un article précédent, j’abordais la Méchante Connotation Positive (MCP) à travers un cas de formation, en montrant comment nos inconforts d’intervenant(e) peuvent devenir des portes d’entrée vers une compréhension plus fine du système et de ses dynamiques.
Cet article prolonge cette proposition en partageant un autre exemple de mise en pratique, issu d’une situation d’Analyse de la Pratique Professionnelle (APP).
Parce que, parfois, ce que nous ressentons d’inconfortable est déjà une information présente, mais encore inexploitée…
Ce texte explique comment le CMS aide à dénouer des situations bloquées, où l’acteur du changement se sent mal à l’aise. En réintégrant l’observateur dans le système, il permet de voir la co-responsabilité sans blamer. Cela ouvre la voie à des hypothèses et à de nouvelles perspectives pour faire avancer les choses.