Agilité = souffrance au travail ?

Lu ce matin dans « Le Bilan de compétences essentiel ou obsolète ?« 

« Dans un monde en grande mutation où apparaissent des réflexions sur la souffrance au travail, l’explosion du Burn-out, la nécessité de l’agilité dans les organisations… »

Triste et interrogeant que la transformation agile soit perçue de la même façon que « souffrance au travail » et « burn-out », et peut-être comme source de ces maux…

Il est de notre responsabilité (agiliste) de tenter inlassablement d’accompagner une transformation agile respectueuse des personnes.

Tout en visant à aider l’entreprise à réussir le passage indispensable qu’évoque Marc Halévy :

« le passage d’une logique économique (industrialisation, financiarisation, standardisation) 
à une tout autre logique économique (qualité, durabilité, créativité). »

Et en évitant le piège fatal éclairé par Paul Watzlawick :

« Toujours plus de la même chose, donne toujours plus du même résultat ».

La systémique façon Palo-Alto, chère à Watzlawick, évoque deux types de changement :

  • type 1 où le système évolue dans le cadre des mêmes normes (on accélère en première sans changer de rapport)
  • type 2 où le système effectue un saut quantique pour se transformer en se dotant de nouvelles normes (on passe en seconde et on réaccélère).

Une agilité qui aide l’entreprise à faire plus de la même chose (better, cheaper, faster) avec le même mépris de son écosystème (clients, salariés, fournisseurs et environnement) n’apporte que toujours plus de la même chose et risque effectivement de produire plus du même résultat de souffrance…

L’agilité est par essence rupture transformative, elle s’appuie sur un changement profond de la perception des processus et des des relations. A défaut de garantir d’amener la fausse promesse du « bonheur au travail », elle repose avant tout sur le développement des « individus et leurs interactions » comme l’évoque le manifeste de 2001. Un développement dans le RESPECT, valeur partagée par le lean et les méthodes XP, Scrum, Kanban

2 commentaires

  1. Un article avec un titre surprenant !
    Oui l’agilité permet de recentrer les méthodes de travail sur la valeur ajoutée qui sont les hommes et les femmes, ainsi que la bienveillance. Néanmoins, ce n’est pas pour autant que ces personnes vont moins « souffrir au travail ».
    Je trouve qu’il manque un point essentiel qui marque la relation de cause à effet entre l’agilité et le bien-être au travail, c’est un objectif commun avec une vision commune accessible PAR l’agilité (bien évidemment dans un environnement bienveillant).
    Merci pour cet article.
    Romain Dussollier

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